Europe Écologie Les Verts Plouzané

[Verts-Plouzané Info] Numéro 1 - Juin 2001

jeudi 21 juin 2001 par Archives

Bonjour à tous !

Comme annoncé, voici le premier numéro d’un bulletin d’information des Verts de Plouzané. Le groupe des Vert-e-s de Plouzané existe depuis plusieurs mois. Lors des dernières élections municipales, il a présenté 6 candidat-e-s sur la liste de de la Gauche Plurielle, puis 3 au second tour, mais au-cun-e n’a été élu-e. Nous sommes actuellement 10 membres des Verts, entourés de quelques sympathisant-e-s…Comme vous le savez peut-être déjà, nous nous réunissons à 20h30 le premier jeudi (le lundi depuis 2003) de chaque mois, à l’ancienne poste du Bourg, rue Normandie-Niemen. Vous y êtes les bienvenu-e-s.

En attendant l’attribution d’une boîte postale, vous pouvez nous contacter sur Internet pour nous faire part de vos réflexions et suggestions :

Par le présent bulletin, nous souhaitons vous informer sur nos actions et les évolutions de la commune.

Zone de Lannilis : restons vigilants

Au conseil municipal du 13 avril 2001 la nouvelle majorité a décidé le retrait d’acquisition, prévue par l’ancienne majorité, de deux terrains (cadastrés n°23 et 97) de la zone dite de Lannilis, située au sud-est du Bourg de Plouzané, entre la rue de la Trinité, la rue du Cloître et la ferme de Kernazec.

Ces deux terrains font parties d’une réserve foncière classée 2Nah sur le plan d’occupation des sols, c’est-à-dire un secteur avec des possibilités d’urbanisation à court et moyen terme sous conditions. Le secteur prévu à l’achat est en limite d’une zone humide, traversé par un ruisseau, en pointillé sur la carte.

Sans préjuger du sort qui sera dorénavant réservé à cette réserve foncière, ainsi qu’à son extension possible, les Vert-e-s de Plouzané sauront rester vigilants sur l’aménagement de ce secteur sensible, en particulier sur la distance des habitations par rapport au ruisseau et aux limites de la zone humide.

Donc affaire à suivre de près.

Impressions de conseils municipaux

Avec la volonté d’apprendre et de transmettre nos expériences, nous avons assisté aux trois premiers conseils municipaux. Passée la première impression de solennité, ce qui domine c’est le peu de place consacrée aux spectateurs : une dizaine de chaises, pas de documents relatifs aux dossiers traités… Avez-vous essayé de lire les avis municipaux affichés à la mairie qui annoncent l’ordre du jour ? Il y a un vrai effort de communication à faire envers les citoyens, mais c’est aussi aux citoyens de montrer qu’ils s’intéressent à leur commune…

Le premier conseil fut consacré à l’élection du maire, de ses adjoints et des délégués. Pas de surprise, si ce n’est que l’opposition qui aurait pu avoir un poste à la CUB, ne s’est pas concertée avant le conseil, et comme de bien entendu, a perdu le poste ; à quand une politique responsable, constructive ?

Le deuxième conseil a permis de faire un premier bilan sur le budget… catastrophique aux dires de la nouvelle majorité. Nous y reviendrons. Mais le point clé fut le vote des délégations au maire. Dès le premier mois, le maire s’est fait voter une quinzaine de délégations qui lui donne le droit d’agir au nom du conseil municipal, sans discussions préalables, mais avec le devoir d’en rendre compte lors du conseil suivant. Ces dispositions légales permettent d’accélérer des procédures, mais était-ce nécessaire, si vite et avec si peu d’expérience ? Ceux, qui hier critiquaient l’autorité de l’ancien maire, agissent aujourd’hui de la même manière. Il faut pourtant que certaines pratiques cessent afin de ne pas réduire le conseil municipal à une chambre d’enregistrement.

Le troisième fut intéressant à plus d’un titre. L’adjoint aux finances qui présente le budget, est beaucoup plus modéré au point qu’il précise que certaines opérations furent bonnes, et que sa principale critique est la date prématurée des travaux de Trémaïdic ! Ce ne sont plus des propos de campagne ! Bref, quand l’ancien maire fait remarquer qu’elle apprécie plus cette présentation que celle du premier conseil, le maire l’accuse de polémiquer ! Pourquoi est-il si difficile de communiquer quand on n’a pas les mêmes idées ?

Pour conclure, quelques remarques. Notons que dans la majorité personne n’a encore pris la parole hormis le maire, et l’adjoint aux finances - lors du troisième conseil. Les responsabilités à la CUB sont assurées par des hommes, et dans le social, par des femmes, c’est une certaine conception de la parité…La mairie s’est désengagée dans l’acquisition de terrains dans la zone de Lannilis où était prévu un lotissement communal respectant la zone humide. Le maire préfère y laisser la nature. Fort bien, mais à condition que ces terrains privés ne puissent être construits ; car alors, cette décision aurait un effet opposé à celui escompté.

Infléchissement à droite

Le quatrième conseil municipal a été le lieu d’un infléchissement « à droite » notable. Le choix de rendre l’accès payant à un équipement communal tel que la salle de Trémaïdic, aux associations de la commune qui souhaitent tirer un petit bénéfice de leurs spectacles, est très significatif :

Il risque de limiter son utilisation (peut-être, pour avoir beau jeu de dire que cette salle, « caprice électoral », était très chère pour le peu qu’elle est utilisée ! ) ;

Il favorise les grosses associations qui peuvent « investir » un millier de francs dans sa location ;

Il limite l’intérêt qu’ont les petites associations à organiser des « événements » afin d’améliorer leur maigre budget ;

Il ne responsabilise pas plus les occupants qu’une caution qui, si son montant est bien choisi, incite à faire attention au bien dont on dispose temporairement ;

C’est prendre d’une main, ce qu’on a donné de l’autre par des subventions…

Bref, la nouvelle municipalité, nous montre bien qu’elle est de droite. Elle favorise les gros et brouille le jeu social et associatif avec des considérations financières et budgétaires…Ce n’était pas dans le programme électoral… mais un peu de culture politique permet de ne pas être surpris.

Connaissez-vous votre commune ?

Afin de découvrir en s’amusant certains aspects de votre commune, les Vert-e-s vous proposent dans chaque bulletin, un petit questionnaire (jeu sans obligation d’achat, mais rien à gagner non plus). Les réponses commentées figureront dans le bulletin suivant.

1. Un ruisseau prend sa source au bas de la rue des chênes, près de Coat-Edern. Vers où coulent ses eaux ? vers Saint-Renan (Aber Ildut) ? vers la Penfeld ? ou dans la vallée de Sainte-Anne ?

2. Qu’est-ce que le schéma de référence de votre commune ?

L’eau est en danger

Nitrates, pesticides, métaux lourds : la qualité de l’eau continue de se dégrader en Bretagne et, déjà, plus de 100 captages d’eau ont été fermés dans le Finistère. Face à cette situation inquiétante, les consommateurs, les conchyliculteurs et les pêcheurs à pied hésitent de moins en moins à faire connaître leur mécontentement et les manifestations de protestation en témoignent, même si certaines pressions inadmissibles cherchent à en empêcher la tenue, comme à Lamballe récemment. Il est clair que l’on ne pourra retrouver la qualité de l’eau sans une profonde remise en cause du « modèle agricole breton », qui pousse à produire toujours plus et à augmenter sans cesse la taille des élevages. Sait-on que les 14 millions de porcs, 500 millions de volaille et 2 millions de bovins vivant en Bretagne représentent, en déjections, l’équivalent de toute la population française ? (1) . Les limites sont donc largement franchies et les sytèmes de traitement du lisier (projets de Milizac et Lannilis) ne peuvent que renforcer cette logique productiviste.

Il est aussi légitime de faire pression sur les four-nisseurs d’eau, qui livrent une eau de qualité médio-cre, à un prix de plus en plus élevé. C’est l’objet de l’opération Nénuphar, qui rassemble déjà plus de 90 associations. Il s’agit de demander aux consomma-teurs de retenir 100 F sur leurs factures d’eau en 2001 et de verser la somme sur un compte bloqué, jusqu’à ce que des mesures efficaces soient prises. Pour tout renseignement supplémentaire, on peut appeler l’association « Agir pour l’environnement et le développement durable » au 02 98 05 04 93.

Il est enfin nécessaire que les enfants des écoles puissent boire de l’eau en bouteille à la cantine, comme ils le font à la maison. Plusieurs municipalités ont déjà fait ce choix. Celle de Plouzané doit aussi le faire.

(1) Chiffres tirés du livre de Gérard Borvon « S-eau-S l’eau en danger » Editions Golias.

Zone de Lannilis (46 ko) Entre le Bourg et Castel-Nevez

Antoine Beugnard


Documents joints

Version PDF

28 juillet 2011
Document : PDF
850.7 ko

Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 59396

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Bulletins d’information du groupe  Suivre la vie du site Archives   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.29 + AHUNTSIC

Creative Commons License