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[Verts-Plouzané Info] Numéro 4 - Novembre 2002

samedi 2 novembre 2002 par Archives

La démocratie est-elle malade ?

Voici le numéro 4 du bulletin des vert-e-s de Plouzané. Comme vous pouvez le constater, sa parution n’est pas très régulière. Elle repose en fait sur la (bonne) volonté d’un (trop) petit nombre de militants. Trop peu de gens font de la politique, si bien que l’on retrouve toujours les mêmes... et avec les dérives que l’on sait. Plutôt que de jeter la pierre aux politiques, les citoyens devraient s’engager un peu plus. La démocratie n’en marcherait que mieux.

Pour voter il est nécessaire de connaître ceux pour lesquels on souhaite déléguer son pouvoir. C’est le but de ce bulletin : vous permettre de nous connaître. Nous invitons d’ailleurs toutes les autres formations politiques locales à s’exprimer comme nous le faisons. De gauche comme de droite. Le PS et l’Autre Gauche, ont fait paraître un premier numéro. C’est un début, nous souhaitons qu’ils poursuivent. Nous invitons aussi les mouvements de droite à s’exprimer, et peut-être mettre en place un véritable débat par gazettes interposées.

Voter, c’est choisir. Or comment choisir sans connaître ? Le manque d’information conduit naturellement à l’abstention. On entend trop souvent dire que la gauche et la droite, c’est pareil. Quelle erreur, voyez les orientations budgétaires du gouvernement actuel...

Il faut redonner le goût de la politique aux gens. C’est -à-dire, se mêler de ce qui les regarde : aider les élus à faire de bons choix, les contrôler pour éviter de mauvais choix, demander des informations, des explications, des justifications... même si les réponses se font parfois attendre.

Le "pouvoir du peuple", ne peut se limiter à quelques élections tous les 6 ans. Les citoyens doivent demander la parole, les élus provoquer des débats, s’enrichir des idées des autres... Pour réfléchir à ce qu’on appelle la "démocratie participative" les Vert-e-s de Plouzané organisent une soirée débat sur ce thème, le vendredi 22 novembre à 20h30 au centre F. Mitterrand.

Reconstruire à gauche et en Vert : à Plouzané aussi !

Avec le recul, on s’aperçoit que la défaite de la gauche aux municipales à Plouzané en 2001 a été en quelque sorte une préfiguration de ce qui s’est passé au printemps dernier sur le plan national.

Pour n’avoir pas mesuré les insatisfactions et les craintes des populations les moins favorisées (salaires, précarité de l’emploi, mondialisation libérale) et avoir perdu le contact avec les réalités du terrain, la gauche s’est largement battue elle-même.

Aujourd’hui qu’elle détient tous les pouvoirs, la droite commence à mettre en œuvre sa politique de remise en cause des avancées sociales (emplois jeunes, aides ménagères à Plouzané) et de relance du productivisme. Comme si cela ne lui suffisait pas, sur le plan local, elle lorgne déjà sur le Conseil Général du Finistère.

Alors que les élections de ce printemps ont confirmé que Plouzané reste bien ancrée à gauche, devons-nous nous résigner à subir les effets de l’immobilisme de M. Pagès ? La gauche plouzanéenne va-t-elle continuer encore longtemps à se regarder en chiens de faïence et à ressasser ses vieilles querelles ? N’est-il pas temps, au contraire, de reconstruire, à Plouzané aussi, à partir des valeurs communes qui nous animent : justice sociale, solidarité, laïcité, défense des services publics, développement durable, démocratie participative, promotion de la diversité culturelle ?

Forts de leurs résultats en progression sur la commune, les Vert(e)s de Plouzané sont ouverts au dialogue, sans a priori, dans le respect de chacun. Ils invitent aussi toutes les personnes qui souhaitent travailler dans cet esprit à les rejoindre pour résister aux attaques de la droite et de ses relais locaux et pour reconstruire, ici aussi, l’espoir en Vert et à gauche.

Yann-Fañch Kerneis

La politique c’est au quotidien

Il arrive que nos élus soient passifs face aux dégradations de notre environnement, au sens large du terme. Plutôt que d’attendre tout d’eux, ne pourrait-on pas, chacun à notre niveau, chercher à améliorer notre quotidien dans ce domaine d’une façon plus citoyenne. Comment ? Voici quelques idées :

Utiliser plus souvent les transports en commun pour aller en ville. Donc moins de pollution, d’accidents, de stress de conduite, de procèsverbaux pour mauvais stationnement ;

Ne pas laisser les canettes de bière vides traîner aux abords des stades, de la mairie, dans certains quartiers et chemins ruraux... (peut-être pourrait-on les consigner ?) ;

S’investir un peu plus dans le milieu associatif : aide aux devoirs, encadrement des jeunes, initiation à l’écologie, solidarité au sens large.

Certains disent que c’est une bonne thérapie que de vouloir aider les autres à se prendre en charge. Donner de son temps pour chercher à améliorer le quotidien, c’est aussi donner des repères à nos enfants. C’est aussi ne pas attendre de solutions toutes faites de la part des politiques, qui ont tendance parfois à trop aimer le pouvoir sans chercher à se remettre en cause.

Alain Boulch

Impressions de conseils municipaux

Les réunions de conseils municipaux sont tristes. On gère le quotidien. On vote comme un seul homme dans la majorité, et l’opposition n’arrive toujours pas à s’entendre - elle a manqué une fois de plus l’occasion d’avoir un représentant à la CUB.

Les projets se limitent à des réductions de dépenses. A quoi sert un conseil municipal ? à entériner les décisions ! Les questions que nous essayons de poser au Maire, comme le règlement nous y invite, sont systématiquement censurées par celui-ci. Pourquoi ne pas donner la parole aux habitants ? L’élu détient-il la science infuse ? Il semblerait que ce soit la conception de notre maire. "Vous (les habitants) vous exprimerez aux prochaines élections", m’a-t-il dit à la fin d’un conseil municipal...

Au conseil d’octobre, l’opposition s’est, comme nous, demandée quels étaient les projets de la municipalité ; le maire a répondu qu’avec les transferts de compétences à la CUB de nombreux projets étaient de la responsabilité de celle-ci. Très bien, mais, n’est-il pas alors du rôle du Maire d’informer des projets de la CUB concernant Plouzané, d’autant plus qu’il en est l’un des vice-présidents ?

Antoine Beugnard

Val’Ouest...en fin

L’avis de Plouzané, en faveur du projet Val’Ouest, n’avait donné lieu à débat, ni dans la commune, ni au sein du conseil municipal, malgré les demandes des Verts. L’avis positif de la commission agricole était compréhensible compte tenu du travail du lobby porcin. Par contre, celui de la commission environnement était surprenant compte-tenu des réserves qu’elle formulait (transport routier notamment). Il est étonnant de noter que ce sont ces mêmes réserves qui ont motivé l’avis négatif du préfet. L’ouverture des réunions de commissions municipales au public permettrait à tous de mieux comprendre la manière dont les décisions sont prises.

Val’Ouest était un pansement sur une jambe de bois. Le problème est la surproduction. Trop de porcs, trop de pollution, prix trop bas... et bientôt mise en concurrence avec les nouveaux pays de l’Union Européenne. Pour sauver l’agriculture bretonne, il faut changer de modèle d’agriculture. Le modèle qui se justifiait il y a 50 ans, n’est plus défendable, ni durable, aujourd’hui. Il faut dès à présent, ensemble, penser à une nouvelle forme d’agriculture qui attire de nouveaux agriculteurs dans le métier et freine la concentration de la production dans quelques mains plus industrielles qu’agricoles et, hélas, de plus en plus financièrement puissantes.

Antoine Beugnard

CCAS

Dernière décision du Maire : transférer l’aide à domicile à une association - qui n’a pas la structure adéquate. Privatisons, privatisons, même la solidarité. Que se passera-t-il si l’association s’arrête ? Quelle garantie le maire a-t-il qu’il y aura toujours des bénévoles pour assurer ce service au public ?

Chemin côtier

Le chemin côtier est toujours coupé au niveau de la propriété de M. Dubuit. Le maire dit avoir fait ce qu’il fallait - prévenir la CUB - et attend... A nos questions il répond "demandez à la CUB !" Certes. Mais Monsieur le Maire n’êtes-vous pas le représentant des habitants de Plouzané ? Faut-il que les 12000 Plouzanéens demandent individuellement à la CUB l’état d’avancement des travaux ? Dernière minute : un avis d’expert est attendu à la CUB début novembre - dangerosité du site et action à entreprendre pour sécuriser si nécessaire. On vous tiendra au courant...

Connaissez-vous votre commune

Faute de place, réponses dans le prochain numéro.


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28 juillet 2011
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